POÈME POUR MON PÈRE
Je regarde ta photo
accrochée au mur
pense aux conversations
que nous n’avons jamais eues
la façon dont tu étais assis là et
regardais par la fenêtre
cette dernière année
aucune quantité de boisson
ne peut effacer ces souvenirs
alors que je m’enfile un verre après
l’autre jusqu’au tissu d’un foie
jadis tendre
en essayant d’éviter
le regard vide
dans tes yeux
des morceaux de mon cerveau
agrafés à
l’abat-jour de la lampe.
Traduction : Éric Dejaeger

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