the dead man 2: return of the dead man
Au début du film on aperçoit deux homos se donnant une fellation. Leurs vêtements sont extrêmement sales et pleins de graisse.
C’est bien que la télé olfactive n’existe pas encore.
Le premier se masturbe avec sa main droite tandis que le deuxième répète sans cesse « Donne-moi ta bite, mec ! ». Le premier
passe son index dans sa gorge. Le deuxième semble avoir très soif et paraît à la fin satisfait du résultat….Si vous n’avez pas
envie de vomir en regardant cette scène, je pense que rien au monde ne pourra vous choquer plus. Tous les autres spectateurs seraient
sortis de la salle ou ils auraient souhaité que le reste du film soit différent. Comme il est en vérité. « Le Mort 2- Le retour de l’Homme Mort » renverse toutes les conventions esthétiques du court-métrage.
Après cette scène d’ouverture, on se retrouve dans un bar étrange. Un vieillard qui, en jugeant par ses mains, serait enterré depuis longtemps, se promène lentement sans expression au visage. Il cherche quelqu’un qui est une femme grosse qui l’arrosera
d’un « liquide doré » à la fin, qui lui donnera du plaisir. Au milieu, il y a une longue scène noire/grise qui montre seulement de
s formes figées. La bande musicale est celle du compositeur japonais Merzbow et elle nous fait croire que nous sommes au
milieu d’un groupe d’un million de locustes. L’endurance de notre vision et perception auditive est testée ad absurdum. C’est en
même temps le travail d’un réalisateur génial et d’un fou. Il n’y a rien au milieu.
Qu’est-ce qu’il essaie à nous raconter le cinéaste avec ce film ? Je ne sais pas. Aucun critique mondialement n’a jamais été
capable de révéler le sens de cette œuvre inaccessible, étrange, choquante, éloignée de ce qu’on appelle banalement film. Est
cela la poésie de la mort qu’on ne souhaiterait pas qu’elle revienne ? Ou est cela un bar qui vient après la mort où les boissons
sont servies silencieusement pendant que les images du Waco en flammes s’impriment sur notre iris. Y a-t-il du sexe après la
mort ?
Vous devez visionner ce film expérimental pour y croire !
A propos, avec ce film Ian Kerkhof est sorti diplômé de la Netherlands Film Academy. Entrez dans votre responsabilité.
alexander fortsch
doom #1, september 1995
translated into french by dionysos andronis
this french translation first appeared on dionysos’ excellent site

“the dead man 2: return of the dead man” has finally been released commercially as part of the l’etrange festival’s first anthology of 13 extraordinary short films.
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