napalm celluloid reviewed by david lamarre
Merzbow Beyond Snuff
Aryan Kaganof, Japon / Afrique, 1997-2005, 22 minutes

« There’s no such thing as noise »
Ce document éclectique cherche à promouvoir le travail de Merzbow, un excellent musicien Noise qui s’intéresse aux suicides de jeunes japonaises. On peut y entendre une excellente démonstration de la virtuosité du bruiteur ainsi que des images d’une jeune fille qui se tranche l’abdomen avec un couteau, étend ses viscères sur le sol et patauge dans son sang. On y apprend aussi la différence entre hara-kiri et seppuku.
Dérangeant et étourdissant. Il faut assurément voir ce film à plusieurs reprises pour en comprendre parfaitement le propos mais les images choquantes qu’il contient risquent d’en décourager plus d’un. Merzbow Beyound Snuff constitue exactement le genre de film déstabilisant que j’espérais voir dans le cadre de cette soirée.
Pandrogeny Manifesto
Dionysos Andronis et Aldo Lee, Grèce / France, 2005, 11 minutes
« The body is the logo of the self »
Ce court métrage porte parfaitement bien son titre. Construit autour d’un dialogue entre Genesis P-Orridge et son amant/amante, il explique comment et pourquoi deux personnes s’efforcent, vêtements et chirurgies esthétiques aidant, de se ressembler le plus possible. Il y a l’homme, il y a la femme et puis il y a un troisième corps réunissant les attributs de l’un et de l’autre. L’objectif avoué du chanteur est de ressembler physiquement le plus possible à ce troisième corps idéalisé.
Je ne suis pas familier avec le groupe Throbbing Gristle dont Genesis P-Orridge est le chanteur. Après ce film, vous n’en connaîtrez pas vraiment davantage sur leur musique. L’argumentation du couple est suffisamment solide pour qu’on respecte leur choix mais pas suffisamment convaincante pour que je me rendes à la clinique dans les prochains jours.
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