kagablog

April 16, 2007

baphomet

1319.jpg
african noise foundation featuring johan thom
baphomet
3min46sec, dvcam
music by ruth white and joel assaizky
text by charles baudelaire - “spleen” from “les fleurs du mal”

world premiere
saturday 21 april
the premises gallery
civic theatre, johannesburg
7pm

5 Responses to “baphomet”

  1. kagablog: great art daily » « Bienvenue dans l’abattoir » Says:

    […] « Welcome to the slaughterhouse» est un essai puissant réalisé par Aryan Kaganof en 2007 avec les extraits de films et la complicité d’autres vidéastes de la African Noise Foundation. Pendant les 41 minutes du film, nous visionnons de scènes violentes, en provenance parfois de reportages télévisuels qui commencent par un emblème très choquant de cette année en cours : les images de la dernière tuerie universitaire aux États Unis, perpétrée par Cho Seung Hui. Il nous parle au début du film de ses motivations et de sa décision d’assassiner ses amis étudiants et de sa méthode secrète. La deuxième partie du film est un collage ironique de plusieurs images CNN du président américain actuel en train d’exposer son projet contre le terrorisme. Les intertitres superposés parodient son discours en mélangeant ses paroles qui nous promettent de nous épargner du chantage des terroristes. La musique du compositeur Joel Assaizky, acolyte de Kaganof depuis longtemps et membre de leur groupe «Freedom Fighter », vise à attribuer une unité et cohérence intime à ce collage légèrement hétéroclite. A part les thèmes de la violence et de la guerre qui reviennent tout le temps, les autres thèmes du film sont pluriels. Ainsi dans la troisième partie du film qui s’appelle «Baphomet danse macabre » on voit les extraits du bal de «L’année dernière à Marienbad », des scènes apparemment sans suite logique mais en contradiction sonore puisque dans le film remonté de Resnais un couple se regarde paisiblement et amoureusement. La quatrième partie est la plus sadomasochiste et elle est faite par les images d’une performance réelle de Johan Thom. Elle s’appelle «Baphomet » tout court et elle est une adaptation contemporaine d’une ancienne performance de Otto Muehl datant de 1966 «Bodybuilding » où l’artiste s’attache fermement le visage avec des bandages. Ici, 41 ans après, Thom s’attache le visage avec des fils transparents et solides qui font sûrement mal. Cette fois les trucages électroniques et les effets stroboscopiques transforment son visage en un espace modifiable et élastique, sinon plastique, en contradiction émotionnelle avec la musique mélodique et sereine cette fois de Ruth White. La représentation du mal corporel serait en plein accord avec les autres images du film. La cinquième partie est la plus abstraite et formellement une variation de sa précédente. Elle s’appelle «Corticotropin » et elle s’inspire des créations plastiques abstraites de Kaganof. Le plasticien Kaganof a voulu les animer afin de souligner le coté énigmatique de son essai. «Panic Attack » est le titre de la sixième partie et elle est une adaptation du film «Moral Panic » de Rob Schroder, qui consiste en un collage télé de reportages datant entre 1963 et 2004. Principalement inspiré d’images de guerre et d’attentats terroristes, le film de Schroder serait inspiré par le cinéma militant de Guy Debord mais dans un contexte plus contemporain. « Marie en train d’adorer Baphomet » est la septième partie et elle contient les images d’un film plus ancien de Kaganof «Deux têtes sont meilleures qu’une seule ». Le monstre bicéphale qui chante en trucages impressionnants serait une variation de l’individu contemporain. L’avant-dernière partie s’appelle «War Zone » et elle est la plus violente avec les images réelles de cadavres lynchés. La neuvième et dernière partie s’appelle «Floor Crossing » et contient encore une fois les scènes du classique «Dead man 2 », un film sur la mort et la résurrection par le biais de l’amour pure. Avec ce film Kaganof voudrait avant tout détourner la télévision, qui n’est pas sa préférence, afin de nous montrer que les informations et reportages de télé sont un moyen de manipulation massive. Les rotoreliefs de sa cinquième partie ne sont qu’une métonymie du vertige de la désinformation télévisuelle. En général son film reprend l’hétéroclite de cette désinformation afin de lui attribuer une parfaite cohérence esthétique et poétique digne du sommet de l’art vidéo. Le film est dédié à la mémoire de Kurt Vonnegut, auteur américain du roman «Abattoir cinq » (Slaughterhouse five) , mort en 2007. […]

  2. kagablog: great art daily » « Bienvenue dans l’abattoir » Says:

    […] « Welcome to the slaughterhouse» est un essai puissant réalisé par Aryan Kaganof en 2007 avec les extraits de films et la complicité d’autres vidéastes de la African Noise Foundation. Pendant les 41 minutes du film, nous visionnons de scènes violentes, en provenance parfois de reportages télévisuels qui commencent par un emblème très choquant de cette année en cours : les images de la dernière tuerie universitaire aux États Unis, perpétrée par Cho Seung Hui. Il nous parle au début du film de ses motivations et de sa décision d’assassiner ses amis étudiants et de sa méthode secrète. La deuxième partie du film est un collage ironique de plusieurs images CNN du président américain actuel en train d’exposer son projet contre le terrorisme. Les intertitres superposés parodient son discours en mélangeant ses paroles qui nous promettent de nous épargner du chantage des terroristes. La musique du compositeur Joel Assaizky, acolyte de Kaganof depuis longtemps et membre de leur groupe «Freedom Fighter », vise à attribuer une unité et cohérence intime à ce collage légèrement hétéroclite. A part les thèmes de la violence et de la guerre qui reviennent tout le temps, les autres thèmes du film sont pluriels. Ainsi dans la troisième partie du film qui s’appelle «Baphomet danse macabre » on voit les extraits du bal de «L’année dernière à Marienbad », des scènes apparemment sans suite logique mais en contradiction sonore puisque dans le film remonté de Resnais un couple se regarde paisiblement et amoureusement. La quatrième partie est la plus sadomasochiste et elle est faite par les images d’une performance réelle de Johan Thom. Elle s’appelle «Baphomet » tout court et elle est une adaptation contemporaine d’une ancienne performance de Otto Muehl datant de 1966 «Bodybuilding » où l’artiste s’attache fermement le visage avec des bandages. Ici, 41 ans après, Thom s’attache le visage avec des fils transparents et solides qui font sûrement mal. Cette fois les trucages électroniques et les effets stroboscopiques transforment son visage en un espace modifiable et élastique, sinon plastique, en contradiction émotionnelle avec la musique mélodique et sereine cette fois de Ruth White. La représentation du mal corporel serait en plein accord avec les autres images du film. La cinquième partie est la plus abstraite et formellement une variation de sa précédente. Elle s’appelle «Corticotropin » et elle s’inspire des créations plastiques abstraites de Kaganof. Le plasticien Kaganof a voulu les animer afin de souligner le coté énigmatique de son essai. «Panic Attack » est le titre de la sixième partie et elle est une adaptation du film «Moral Panic » de Rob Schroder, qui consiste en un collage télé de reportages datant entre 1963 et 2004. Principalement inspiré d’images de guerre et d’attentats terroristes, le film de Schroder serait inspiré par le cinéma militant de Guy Debord mais dans un contexte plus contemporain. « Marie en train d’adorer Baphomet » est la septième partie et elle contient les images d’un film plus ancien de Kaganof «Deux têtes sont meilleures qu’une seule ». Le monstre bicéphale qui chante en trucages impressionnants serait une variation de l’individu contemporain. L’avant-dernière partie s’appelle «War Zone » et elle est la plus violente avec les images réelles de cadavres lynchés. La neuvième et dernière partie s’appelle «Floor Crossing » et contient encore une fois les scènes du classique «Dead man 2 », un film sur la mort et la résurrection par le biais de l’amour pure. Avec ce film Kaganof voudrait avant tout détourner la télévision, qui n’est pas sa préférence, afin de nous montrer que les informations et reportages de télé sont un moyen de manipulation massive. Les rotoreliefs de sa cinquième partie ne sont qu’une métonymie du vertige de la désinformation télévisuelle. En général son film reprend l’hétéroclite de cette désinformation afin de lui attribuer une parfaite cohérence esthétique et poétique digne du sommet de l’art vidéo. Le film est dédié à la mémoire de Kurt Vonnegut, auteur américain du roman «Abattoir cinq » (Slaughterhouse five) , mort en 2007. […]

  3. kagablog: great art daily » « Bienvenue dans l’abattoir » Says:

    […] « Welcome to the slaughterhouse» est un essai puissant réalisé par Aryan Kaganof en 2007 avec les extraits de films et la complicité d’autres vidéastes de la African Noise Foundation. Pendant les 41 minutes du film, nous visionnons de scènes violentes, en provenance parfois de reportages télévisuels qui commencent par un emblème très choquant de cette année en cours : les images de la dernière tuerie universitaire aux États Unis, perpétrée par Cho Seung Hui. Il nous parle au début du film de ses motivations et de sa décision d’assassiner ses amis étudiants et de sa méthode secrète. La deuxième partie du film est un collage ironique de plusieurs images CNN du président américain actuel en train d’exposer son projet contre le terrorisme. Les intertitres superposés parodient son discours en mélangeant ses paroles qui nous promettent de nous épargner du chantage des terroristes. La musique du compositeur Joel Assaizky, acolyte de Kaganof depuis longtemps et membre de leur groupe «Freedom Fighter », vise à attribuer une unité et cohérence intime à ce collage légèrement hétéroclite. A part les thèmes de la violence et de la guerre qui reviennent tout le temps, les autres thèmes du film sont pluriels. Ainsi dans la troisième partie du film qui s’appelle «Baphomet danse macabre » on voit les extraits du bal de «L’année dernière à Marienbad », des scènes apparemment sans suite logique mais en contradiction sonore puisque dans le film remonté de Resnais un couple se regarde paisiblement et amoureusement. La quatrième partie est la plus sadomasochiste et elle est faite par les images d’une performance réelle de Johan Thom. Elle s’appelle «Baphomet » tout court et elle est une adaptation contemporaine d’une ancienne performance de Otto Muehl datant de 1966 «Bodybuilding » où l’artiste s’attache fermement le visage avec des bandages. Ici, 41 ans après, Thom s’attache le visage avec des fils transparents et solides qui font sûrement mal. Cette fois les trucages électroniques et les effets stroboscopiques transforment son visage en un espace modifiable et élastique, sinon plastique, en contradiction émotionnelle avec la musique mélodique et sereine cette fois de Ruth White. La représentation du mal corporel serait en plein accord avec les autres images du film. La cinquième partie est la plus abstraite et formellement une variation de sa précédente. Elle s’appelle «Corticotropin » et elle s’inspire des créations plastiques abstraites de Kaganof. Le plasticien Kaganof a voulu les animer afin de souligner le coté énigmatique de son essai. «Panic Attack » est le titre de la sixième partie et elle est une adaptation du film «Moral Panic » de Rob Schroder, qui consiste en un collage télé de reportages datant entre 1963 et 2004. Principalement inspiré d’images de guerre et d’attentats terroristes, le film de Schroder serait inspiré par le cinéma militant de Guy Debord mais dans un contexte plus contemporain. « Marie en train d’adorer Baphomet » est la septième partie et elle contient les images d’un film plus ancien de Kaganof «Deux têtes sont meilleures qu’une seule ». Le monstre bicéphale qui chante en trucages impressionnants serait une variation de l’individu contemporain. L’avant-dernière partie s’appelle «War Zone » et elle est la plus violente avec les images réelles de cadavres lynchés. La neuvième et dernière partie s’appelle «Floor Crossing » et contient encore une fois les scènes du classique «Dead man 2 », un film sur la mort et la résurrection par le biais de l’amour pure. Avec ce film Kaganof voudrait avant tout détourner la télévision, qui n’est pas sa préférence, afin de nous montrer que les informations et reportages de télé sont un moyen de manipulation massive. Les rotoreliefs de sa cinquième partie ne sont qu’une métonymie du vertige de la désinformation télévisuelle. En général son film reprend l’hétéroclite de cette désinformation afin de lui attribuer une parfaite cohérence esthétique et poétique digne du sommet de l’art vidéo. Le film est dédié à la mémoire de Kurt Vonnegut, auteur américain du roman «Abattoir cinq » (Slaughterhouse five) , mort en 2007. […]

  4. kagablog: great art daily » « Bienvenue dans l’abattoir » Says:

    […] « Welcome to the slaughterhouse» est un essai puissant réalisé par Aryan Kaganof en 2007 avec les extraits de films et la complicité d’autres vidéastes de la African Noise Foundation. Pendant les 41 minutes du film, nous visionnons de scènes violentes, en provenance parfois de reportages télévisuels qui commencent par un emblème très choquant de cette année en cours : les images de la dernière tuerie universitaire aux États Unis, perpétrée par Cho Seung Hui. Il nous parle au début du film de ses motivations et de sa décision d’assassiner ses amis étudiants et de sa méthode secrète. La deuxième partie du film est un collage ironique de plusieurs images CNN du président américain actuel en train d’exposer son projet contre le terrorisme. Les intertitres superposés parodient son discours en mélangeant ses paroles qui nous promettent de nous épargner du chantage des terroristes. La musique du compositeur Joel Assaizky, acolyte de Kaganof depuis longtemps et membre de leur groupe «Freedom Fighter », vise à attribuer une unité et cohérence intime à ce collage légèrement hétéroclite. A part les thèmes de la violence et de la guerre qui reviennent tout le temps, les autres thèmes du film sont pluriels. Ainsi dans la troisième partie du film qui s’appelle «Baphomet danse macabre » on voit les extraits du bal de «L’année dernière à Marienbad », des scènes apparemment sans suite logique mais en contradiction sonore puisque dans le film remonté de Resnais un couple se regarde paisiblement et amoureusement. La quatrième partie est la plus sadomasochiste et elle est faite par les images d’une performance réelle de Johan Thom. Elle s’appelle «Baphomet » tout court et elle est une adaptation contemporaine d’une ancienne performance de Otto Muehl datant de 1966 «Bodybuilding » où l’artiste s’attache fermement le visage avec des bandages. Ici, 41 ans après, Thom s’attache le visage avec des fils transparents et solides qui font sûrement mal. Cette fois les trucages électroniques et les effets stroboscopiques transforment son visage en un espace modifiable et élastique, sinon plastique, en contradiction émotionnelle avec la musique mélodique et sereine cette fois de Ruth White. La représentation du mal corporel serait en plein accord avec les autres images du film. La cinquième partie est la plus abstraite et formellement une variation de sa précédente. Elle s’appelle «Corticotropin » et elle s’inspire des créations plastiques abstraites de Kaganof. Le plasticien Kaganof a voulu les animer afin de souligner le coté énigmatique de son essai. «Panic Attack » est le titre de la sixième partie et elle est une adaptation du film «Moral Panic » de Rob Schroder, qui consiste en un collage télé de reportages datant entre 1963 et 2004. Principalement inspiré d’images de guerre et d’attentats terroristes, le film de Schroder serait inspiré par le cinéma militant de Guy Debord mais dans un contexte plus contemporain. « Marie en train d’adorer Baphomet » est la septième partie et elle contient les images d’un film plus ancien de Kaganof «Deux têtes sont meilleures qu’une seule ». Le monstre bicéphale qui chante en trucages impressionnants serait une variation de l’individu contemporain. L’avant-dernière partie s’appelle «War Zone » et elle est la plus violente avec les images réelles de cadavres lynchés. La neuvième et dernière partie s’appelle «Floor Crossing » et contient encore une fois les scènes du classique «Dead man 2 », un film sur la mort et la résurrection par le biais de l’amour pure. Avec ce film Kaganof voudrait avant tout détourner la télévision, qui n’est pas sa préférence, afin de nous montrer que les informations et reportages de télé sont un moyen de manipulation massive. Les rotoreliefs de sa cinquième partie ne sont qu’une métonymie du vertige de la désinformation télévisuelle. En général son film reprend l’hétéroclite de cette désinformation afin de lui attribuer une parfaite cohérence esthétique et poétique digne du sommet de l’art vidéo. Le film est dédié à la mémoire de Kurt Vonnegut, auteur américain du roman «Abattoir cinq » (Slaughterhouse five) , mort en 2007. […]

  5. kagablog: great art daily » « Bienvenue dans l’abattoir » Says:

    […] « Welcome to the slaughterhouse» est un essai puissant réalisé par Aryan Kaganof en 2007 avec les extraits de films et la complicité d’autres vidéastes de la African Noise Foundation. Pendant les 41 minutes du film, nous visionnons de scènes violentes, en provenance parfois de reportages télévisuels qui commencent par un emblème très choquant de cette année en cours : les images de la dernière tuerie universitaire aux États Unis, perpétrée par Cho Seung Hui. Il nous parle au début du film de ses motivations et de sa décision d’assassiner ses amis étudiants et de sa méthode secrète. La deuxième partie du film est un collage ironique de plusieurs images CNN du président américain actuel en train d’exposer son projet contre le terrorisme. Les intertitres superposés parodient son discours en mélangeant ses paroles qui nous promettent de nous épargner du chantage des terroristes. La musique du compositeur Joel Assaizky, acolyte de Kaganof depuis longtemps et membre de leur groupe «Freedom Fighter », vise à attribuer une unité et cohérence intime à ce collage légèrement hétéroclite. A part les thèmes de la violence et de la guerre qui reviennent tout le temps, les autres thèmes du film sont pluriels. Ainsi dans la troisième partie du film qui s’appelle «Baphomet danse macabre » on voit les extraits du bal de «L’année dernière à Marienbad », des scènes apparemment sans suite logique mais en contradiction sonore puisque dans le film remonté de Resnais un couple se regarde paisiblement et amoureusement. La quatrième partie est la plus sadomasochiste et elle est faite par les images d’une performance réelle de Johan Thom. Elle s’appelle «Baphomet » tout court et elle est une adaptation contemporaine d’une ancienne performance de Otto Muehl datant de 1966 «Bodybuilding » où l’artiste s’attache fermement le visage avec des bandages. Ici, 41 ans après, Thom s’attache le visage avec des fils transparents et solides qui font sûrement mal. Cette fois les trucages électroniques et les effets stroboscopiques transforment son visage en un espace modifiable et élastique, sinon plastique, en contradiction émotionnelle avec la musique mélodique et sereine cette fois de Ruth White. La représentation du mal corporel serait en plein accord avec les autres images du film. La cinquième partie est la plus abstraite et formellement une variation de sa précédente. Elle s’appelle «Corticotropin » et elle s’inspire des créations plastiques abstraites de Kaganof. Le plasticien Kaganof a voulu les animer afin de souligner le coté énigmatique de son essai. «Panic Attack » est le titre de la sixième partie et elle est une adaptation du film «Moral Panic » de Rob Schroder, qui consiste en un collage télé de reportages datant entre 1963 et 2004. Principalement inspiré d’images de guerre et d’attentats terroristes, le film de Schroder serait inspiré par le cinéma militant de Guy Debord mais dans un contexte plus contemporain. « Marie en train d’adorer Baphomet » est la septième partie et elle contient les images d’un film plus ancien de Kaganof «Deux têtes sont meilleures qu’une seule ». Le monstre bicéphale qui chante en trucages impressionnants serait une variation de l’individu contemporain. L’avant-dernière partie s’appelle «War Zone » et elle est la plus violente avec les images réelles de cadavres lynchés. La neuvième et dernière partie s’appelle «Floor Crossing » et contient encore une fois les scènes du classique «Dead man 2: return of the dead man », un film sur la mort et la résurrection par le biais de l’amour pure. Avec ce film Kaganof voudrait avant tout détourner la télévision, qui n’est pas sa préférence, afin de nous montrer que les informations et reportages de télé sont un moyen de manipulation massive. Les rotoreliefs de sa cinquième partie ne sont qu’une métonymie du vertige de la désinformation télévisuelle. En général son film reprend l’hétéroclite de cette désinformation afin de lui attribuer une parfaite cohérence esthétique et poétique digne du sommet de l’art vidéo. Le film est dédié à la mémoire de Kurt Vonnegut, auteur américain du roman «Abattoir cinq » (Slaughterhouse five) , mort en 2007. […]

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