LADUMA (2004) , un roman de A.K.Thembeka

En attendant avec impatience l’adaptation cinématographique de ce roman prometteur, nous avons voulu vous écrire nos pensées personnelles.
L’auteur (dont le pseudonyme appartient à Kaganof) revient sur son univers à lui : celui de la violence, cette fois dans les townships de Johannesburg. Ce roman aussi se base sur sa devise éternelle “I believe in violence” qui apparait sur sa “Snuff Collection” cinématographique de 2001 mais qui a été bien preparée depuis 1990 et ses premiers films comme “Carnage dans la maison charnelle”. Maintenant dans ses romans comme “Hectic”(Agité) ou “Laduma” cette devise devient plus parlante. Nous sommes contents de voir apparaître le personnage sécondaire de Nick le Grec, puisque nous avons commencé notre collaboration avec Kaganof deux ans avant la publication de ce roman.
Dans “Laduma” l’auteur mélange l’anglais avec l’afrikaans et le xhosa. L’histoire est celle de l’équation de deux identités différentes en une seule : Laduma Moloi, le chomeur et voyou, prend l’identité de son père Kafka Boy qui avait assassiné sa mère. En héritant ses instincts criminels, Laduma se met dans une impasse aussi avec le meurtre “misogyne” de son amante Dorothy. Avec un brio littéraire très fort, le personnage principal se suicide un peu avant la fin dans l’impossibilité de se réconcilier avec sa condition particulière de victime et d’”esclave” (p.169), dont il a voulu se débarasser.
L’écrivain Lesego Rampolokeng (dont Kaganof était le premieur éditeur) écrit sur la couverture: “Laduma emploie une écriture cannibale pour raconter les aventures fieuvreuses et hallucinatoires dans la zone de la mort. Son style ressuscite les cadavres à travers la voix de l’eviscération. C’est un produit cérébral au milieu de la famine intellectuelle”.
Et nous allons seulement citer le premier strophe d’un poème ambigu intérieur (op.cit. , p.121) qui reste intraduisible, pour nous et pour tout le monde :
“Her name was RAINBLAKKKNATION
the poet glanced up at the blakkk sky
from where his blakkk muse reigned
her blakkk inspiration…..”
En faisant la métonymie de la “nation arc-en-ciel” par le biais de ses jeux de mots politiques, l’auteur revient sur une libération - émancipation incomplète.
écrit par Dionysos Andronis
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