dionysos andronis introduces ian kerkhof to the greeks


Couché près de toi
en silence pendant que
le vent frappe
le rideau à côté
traduit par Dionysos Andronis
les tabourets passent
et tu feras
pareil
traduction Dionysos Andronis
j’avais une vision aveuglante de toi
pres de moi
respirant
doucement
traduction dionysos andronis
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
naissez travaillez achetez mourez
translated into french by Dionysos Andronis

En attendant avec impatience l’adaptation cinématographique de ce roman prometteur, nous avons voulu vous écrire nos pensées personnelles.
L’auteur (dont le pseudonyme appartient à Kaganof) revient sur son univers à lui : celui de la violence, cette fois dans les townships de Johannesburg. Ce roman aussi se base sur sa devise éternelle “I believe in violence” qui apparait sur sa “Snuff Collection” cinématographique de 2001 mais qui a été bien preparée depuis 1990 et ses premiers films comme “Carnage dans la maison charnelle”. Maintenant dans ses romans comme “Hectic”(Agité) ou “Laduma” cette devise devient plus parlante. Nous sommes contents de voir apparaître le personnage sécondaire de Nick le Grec, puisque nous avons commencé notre collaboration avec Kaganof deux ans avant la publication de ce roman.
Dans “Laduma” l’auteur mélange l’anglais avec l’afrikaans et le xhosa. L’histoire est celle de l’équation de deux identités différentes en une seule : Laduma Moloi, le chomeur et voyou, prend l’identité de son père Kafka Boy qui avait assassiné sa mère. En héritant ses instincts criminels, Laduma se met dans une impasse aussi avec le meurtre “misogyne” de son amante Dorothy. Avec un brio littéraire très fort, le personnage principal se suicide un peu avant la fin dans l’impossibilité de se réconcilier avec sa condition particulière de victime et d’”esclave” (p.169), dont il a voulu se débarasser.
L’écrivain Lesego Rampolokeng (dont Kaganof était le premieur éditeur) écrit sur la couverture: “Laduma emploie une écriture cannibale pour raconter les aventures fieuvreuses et hallucinatoires dans la zone de la mort. Son style ressuscite les cadavres à travers la voix de l’eviscération. C’est un produit cérébral au milieu de la famine intellectuelle”.
Et nous allons seulement citer le premier strophe d’un poème ambigu intérieur (op.cit. , p.121) qui reste intraduisible, pour nous et pour tout le monde :
“Her name was RAINBLAKKKNATION
the poet glanced up at the blakkk sky
from where his blakkk muse reigned
her blakkk inspiration…..”
En faisant la métonymie de la “nation arc-en-ciel” par le biais de ses jeux de mots politiques, l’auteur revient sur une libération - émancipation incomplète.
écrit par Dionysos Andronis
Ces deux courts métrages réalisés en 2009 par Aryan Kaganof sont inspirés directement par l’univers musical du compositeur Michael Blake. Le premier commence avec les images d’une toile d’araignée et avec sa propriétaire en train de se balancer à l’intérieur. Les images qui suivent en parallèle sont très fraîches et palpitantes, en accord avec la partition de cette première composition « French suite » de Michael Blake. L’eau d’une rivière coule joyeusement comme la mélodie ininterrompue et douce, comme les jours d’une vie banale mais gracieuse. Par contre, les pierres et les cailloux immobiles au fond de la rivière connotent cette « immobilité» cachée qui est en contraste avec le flux de l’eau. Le film dure 7 minutes et son titre nous fait penser métaphoriquement à une nouvelle stratégie d’organisation des sociétés humaines. Un clochard nous confirme à la fin « j’aimerais bien partir d’ici ».
« Prolégomènes pour une histoire du temps» est la deuxième partie de ce diptyque. Le compositeur Blake cette fois a mis en musique le texte éponyme du philosophe Martin Heidegger (écrit en 1925) et il a utilisé une composition« dysnarrative », c’est-à-dire interrompue intentionnellement par l’interprétation de Jill Richards mais sans nuire à l’ « intrigue» musicale originale. La cohérence intérieure de cette composition est très claire. La référence au philosophe Martin Heidegger (qui avait adhéré au parti nazi en 1933) n’a aucune connotation négative puisque ce film est une métaphore de vie, comme le précédent. En montage parallèle nous voyons les morceaux de ciel, les clairières et les arbres qui entourent un cimetière de voitures perdu au centre d’une forêt. La caméra de Kaganof est encore une fois très palpitante de vie tandis qu’elle observe ce cimetière. Ainsi le contraste dramatique et émotionnel est mis en avant. Les carcasses des voitures abandonnées sont le signe d’une mort suggérée proche et d’une résurrection consécutive. Le film dure 10 minutes (comme la composition éponyme de Blake) et ces dix minutes sont la marque d’un chiffre rond et solide, comme les arbres de la forêt et comme l’imagination du duo Kaganof – Blake. L’image devient fragmentée à la fin pour mieux suggérer cette unité apparente - latente du diptyque. On y voit un carré de ciel ennuagé, entouré d’un cadre noir.
Écrit par Dionysos Andronis
« Sept jours chez les Silbersteins & C’est quoi l’opéra ? » est un geste amical pour honorer le dixième anniversaire de mariage de Christine Lucia et de Michael Blake. La caméra de Kaganof les observe du même angle en train de chanter ensemble une partition d’opéra en train de se faire. Les couleurs changent tandis que la caméra reste plus ou moins sur le même endroit. Un cri vient couvrir le deuxième générique « C’est quoi l’opéra ? ». Les visages sereins du couple de musiciens sont la marque d’une création classique, moderne et calme mais, comme ce cri aimerait nous le suggérer, avec des originalités intérieures.
dionysos andronis

« La poudreuse qui tua Manuel Jarrow » de Douglas Rushkoff »
In «Disco Biscuits », sous la direction de Sarah Champion, éditions Alpha Bleue, 1998, traduction par Aline Azoulay
Avec ce recueil de nouvelles, sa directrice Sarah Champion, a fait une erreur inexplicable au titre. Toutes les nouvelles incluses parlent de techno et d’ecstasy. Donc, la disco n’y fait pas partie. Pourquoi alors ce titre trompeur ? Nous avons voulu parler de cette fiction ordinaire parce qu’elle nous a fait penser au film préexistant « Wasted » de Ian Kerkhof produit en 1996, une année avant l’original anglais.
Douglas Rushkoff est un professeur universitaire américain. Il a collaboré plusieurs fois avec Genesis P-Orridge, qui est le sujet de notre film précédent « Pandrogeny Manifesto ». Avec cette fiction courte Rushkoff nous présente une histoire tragique de mort accidentelle provoquée par la drogue dans le cadre joyeux d’une boite techno. La victime serait Manuel Jarrow, un jeune squatter new yorkais, qui trouve la mort dans un bar de sa ville accompagné par son amie Bess.
Un néologisme dans le texte nous a fait penser aux jeux de mots employés par Genesis P-Orridge tout au long de sa carrière : «des rythmes variés par des ornementations Zepplinesques », in « Disco Biscuits », op.cit., page 233. C’est le même état d’esprit « psychédélique » qui pousse P-Orridge à employer des mots inexistants depuis ses premiers manifestes Coum du début des années 70.
Les retours fréquents au passé douloureux par le mourant jeune homme Manuel nous font penser aux hallucinations provoquées par la drogue dans le film préexistant « Wasted » de Kerkhof. Ses mauvais souvenirs d’un homme en train de mourir sont soulagés par son amie Bess. Dans le film de Kerkhof les mauvaises hallucinations du couple étaient « guéries » surtout par l’insistance de la jeune protagoniste. Et la personne à mourir par la drogue à la fin dans une boite techno était le DJ, incarné par Thom Hoffman.
Rushkoff écrit seul son CV à la fin de cette anthologie avec un peu d’humour en disant : « Etant américain, il se fait taper sur les doigts chaque fois qu’il affirme à son lectorat britannique (ndlr : Sarah Champion est irlandaise) que tout ira bien » op.cit., page 345.
écrit par Dionysos Andronis
Government goes from criticising Orelsan to defending him – after rapper is dropped from event in Socialist Ségolène Royal’s region
He is known as the French Eminem: a middle-class teacher’s son from a dull town in lower Normandy who raps about the rural drug epidemic, boredom and the hopelessness of French provincial teenagers.
But ever since the political class expressed outrage at a song from Orelsan’s back catalogue in which he once sang about grotesque violence against a girlfriend who cheated on him, the 26-year-old rap star has become the centre of a national debate over censorship.
The row escalated today as politicians from all political parties waded in to express disgust that Orelsan – real name Aurelien Contentin – had been dropped from the lineup of one of France’s most important summer music festivals, the Francofolies at La Rochelle.
Nicolas Sarkozy’s ruling centre-right UMP party, which earlier this year led criticism of Orelsan’s song, Sale Pute (Dirty Slut), has now issued a statement saying it was “intolerable” to censor an artist. The party rounded on the Socialist Ségolène Royal, head of the western region where the festival takes place, saying she was “attacking freedom of expression”.
Earlier this month, Royal told a local paper she was happy Orelsan’s appearance had been pulled and that she had written to the festival for “clarification” on his part in the lineup.
Jack Lang, the Socialist and former culture minister, warned of a culture of “moral censorship” in France. He said the move to axe Orelsan was symptomatic of broader attacks against freedom of expression by local councils of all political persuasions. Last month, Orelsan’s new album was pulled from all Paris’s municipal libraries, prompting the League for Human Rights to appeal to Paris’s Socialist head of culture to think again.
Orelsan today told French radio his removal from the Francofolies festival was “really abhorrent”. He stressed that he no longer sang Sale Pute on stage, having removed it from his website, and that those censoring him had not seen his act. He said he wanted a meeting with the new culture minister, Frédéric Mitterrand.
Several other French singers made statements in his support. One of them, Cali, said the festival had totally discredited itself. In a letter made public by Orelsan’s record company, Cali said: “There will be a before and an after Orelsan. For my part, I’ll boycott all these muzzled places – with sadness but conviction.”
this article first appeared on the guardian.co.uk
Kaganof, the enfant terrible of the SA film scene and one of the country’s most original and audacious artistic voices, is back – this time in front of the camera – in By Any Old Light.
This doccie, directed by Ca Ca Ca (yes, really) and Dionysos Andronis is a montage of film clips, interview snippets, performance excerpts and conversations between Peter Whitehead, “the father of independent filmmaking”, and Kaganof.
British director Whitehead is best remembered for his revolutionary 1969 indie film The Fall, but has also filmed the likes of Mick Jagger, Syd Barrett and Allen Ginsberg.
Switching styles
The style of avant-garde, postmodern “guerrilla” filmmaking evident in By Any Old Light will not be to everyone’s tastes but there are certainly some interesting propositions to chew on, such as the controversial notion of terrorism as “one of the fine arts”, when protest is nudged beyond anarchy to be an effective method to fight violation and abuse.
this review first appeared on cue, july 2009
Sa tragédie est
qu’il aspire d’être
échangé par le Dieu
auquel il ne croit plus.
traduit par dionysos andronis
Glenda Kemp (South Africa 2008)
Director: Genevieve Louw
Courtesy of Michaelis School of Fine Art (UCT)
A brief and erotic excursion into the past and present of seventies exotic dance sensation and devout Christian Glenda Kemp. Echoing the conflict between Christ and the Devil, split-screen images merge the world of the flesh and the spirit.
Orgie (South Africa 2009)
Director: Hein de Vos
Cast: Jan Ellis, Vicky Davis
Courtesy of Made in Africa
The first glimpse of a proposed feature based on the novel by Andre P. Brink, inspired by his obsessive and erotically charged relationship with the poet Ingrid Jonker. Unflinching in its examination of the damage lovers can inflict, the book can take its place beside The Story of O and Venus in Furs.
BY ANY OLD LIGHT (France 2008)
Director: Dionysos Andronis
Featuring: Peter Whitehead, Aryan Kaganof, Dionysos Andronis
The meeting between South Africa’s controversial filmmaker/writer/poet Aryan Kaganof and Britain’s elder statesman of cinematic subversion Peter Whitehead - filmmaker, writer, occultist, musician, lover, joker - is beautifully observed. Whitehead proposes that terrorism is the last creative act - a work of art, in fact.
Age restrictions: 13 (N)
Duration: 67
Tuesday 7 July 10:00 am @ Olive Schreiner
Ce long métrage grec a été produit en 2005 et il marque un véritable renouveau du cinéma fantastique grec. On se souvient avec plaisir des longs métrages anciens et très remarqués « Le vampire de la Place Exarhia » (1982) de Nikos Zervos et « L’attaque de la moussaka géante » (1999) de Panos Koutras. Malgré la grande distance chronologique sur leurs années de production, ces deux films ci-dessus sont la marque d’une expérimentation récente et réussie avec le fantastique dans le « nouveau cinéma grec » (ce terme avait bien existé au passé pour désigner tous les films produits après la dictature des colonels et en rapport avec le « cinéma d’auteur »). Cette tentative arrive à son aboutissement contemporain avec le long métrage récent « Evil » (To Kako, 2005) de Yiorgos Nousias.
En se familiarisant avec le genre « splatter comique », Yiorgos Nousias a réalisé ce film sanguinolent mais plein d’humour macabre pour nous offrir une version grecque et « décadente » des nouveaux films de zombis dirigés au cours de la dernière décennie par Zack Snyder ou le vétéran George Romero. Les acteurs sont plutôt calmes dans cette histoire de transformation des hommes ordinaires en zombis affamés de chair humaine. Mais parfois leur jeu devient plein de grâce hystérique devant le danger imminent. Le maléfique (evil –kako) sera déclenché au cours d’un match et les premières victimes à subir la transformation « maléfique » seront les spectateurs en direct ou ceux assis devant leurs téléviseurs. Il n’y aura pas de plan de secours et la seule défense possible mais provisoire sera celle des meurtres macabres et spectaculaires, par tous les moyens. Les quatre seuls rescapés vivants vont essayer d’échapper dans un stade de sports, là où le désastre a commencé, pour être envahis par des zombis venus de partout assez vite.
Avec un casting de jeunes acteurs charismatiques, ce film autoproduit de Nousias marque un renouveau dans le paysage appauvri du cinéma grec.
Il y a une renaissance du cinéma de transgression grec ? Il arrivera à concurrencer les cinéastes importants d’aujourd’hui comme Aryan Kaganof ?
écrit par Dionysos ANDRONIS
1. un poème heureux KagaBlog, May 7th, 2009.
voilà un poème heureux
mais très bref
et sur rien
2. un autre poème heureux
un autre poème heureux
était écrit pendant six mois
mais finalement il a été abandonné
quand les voyelles sont disparues
traduits en français par Dionysos Andronis
Ce long métrage documentaire de Aryan Kaganof a été tourné en 2008 aux décors du film « Winterland » mais le montage a été achevé cette année. C’est un nouveau chef d’œuvre réalisé par Aryan Kaganof et cette fois son écriture filmique est plus conventionnelle que les films précédents de l’Auteur. Kaganof est un fan du cinéaste hollandais Dick Tuinder et ils ont conçu ensemble ce documentaire de fiction comme un « making of » sur le premier long métrage de Tuinder. Nous avions rencontré les deux en août 2008 à Amsterdam. Ils étaient de passage dans la capitale puisque ce film « Winterland » était tourné en pleine province hollandaise. Tuinder et son producteur célèbre Gijs Van Der Westelaken * avaient assisté à la première hollandaise de «SMS Sugar Man» dans la belle galerie « Illuseum», le 9-8-8.
Le film commence par une citation traduite en anglais de Jean Baudrillard et issue de son livre « Fragments ». Nous allons retrouver cette citation comme une œuvre d’art réécrite par Kaganof lui-même sur les décors intérieurs du film. Cette citation commence par : « Il y a des miroirs doubles qui nous permettent d’espionner avec innocence les gens ». C’est le début bref de la philosophie du tournage. Tout le film de Tuinder apparait comme un jeu d’illusions sur les apparences trompeuses et leurs reproductions « innocentes » cinématographiques. C’était aussi le sujet d’un court métrage précédent de Tuinder «Most things never happen» (faut-il vraiment traduire ce titre significatif ?) que nous avions vu au « National Arts Festival » sud-africain en 2005 pendant la rétrospective « Cinéma Dionysiaque ».
La première manipulation sur les spectateurs serait la jeune protagoniste Kiriko Mechanicus qui est en vérité un alter ego de Sally de Winter, l’actrice adolescente favorite de Tuinder. Cette fois la jeune Kiriko devient l’incarnation de Sally et nous offre un chemin secondaire de réflexion sur les apparences. Elle caresse un œil géant accroché sur les décors et qui sert comme œil supérieur de surveillance ou d’observation.
Dick Tuinder achète un bouquin qui a un seul mot au titre « Civilization » (en anglais) et puis fait le va et vient parmi les acteurs et les décors. « Nous allons trouver la solution au montage » nous dit l’intertitre au milieu du film, écrit en hollandais. Il se promène après dans la forêt pendant la nuit en réfléchissant sur sa mise en scène. C’est une action parallèle qui nous aide à changer des lieux et des apparences, afin de ne pas trahir le « réalisme » du dispositif cinématographique. La couturière n’est pas épargnée par le principe d’entretiens filmés. Le grand acteur Thom Jansen revient pendant tout le film pour commenter l’évolution positive des faits.
Et à la fin du documentaire Kaganof pose une question importante au réalisateur, une question qui résume ce jeu des apparences. « Vous aimez jouer le rôle de Dick Tuinder ? »
C’est un chef d’œuvre simple qui n’apporte pas de réponses à la problématique du film original mais qui nous offre une belle promenade dans un paysage artistique d’évasion.
écrit par Dionysos Andronis
· Westelaken avait produit les derniers films controversés de Theo Van Gogh et il avait donné plusieurs entretiens à la télé internationale après son assassinat en 2004.

The Horse Hospital
London’s true home of the avant-garde
Saturday 27th June
Doors 7:30pm
£5
The Church of Late Night Sinners presents…
HOMOCCULT & OTHER ESOTEROTICA
Curated by Daniel McKernan & Richie Rennt
Curses, Hexes & Boots
SUPERM (Slava Mogutin & Brian Kenny)
2006, USA
Featuring Masterboy Tom Dura & Joakim Andreasson in an erotic ritual involving a roomful of boots. With a voice-over by Scott Treleaven: “I live in a haunted house.”
Boyfriend #3
Todd Verow
2005, USA
A couple, having been together for years, must come up with twisted, exciting new
sexual scenarios to keep their relationship interesting.
Self_Love
Roberto Ratti
2007, Italy
In collaboration with Black Sun Productions for their new album, Chemism. Featuring Emiliano Pesenti and Massimo & Pierce masked, in an abandoned art school (Juventus Schule) in Zurich where they were squatting at the time. This work is set in an urban reality and touches on the last man’s crash encounter with himself, where he is his own nemesis.
GOD (Episode 6 of 21)
Terence Koh
2007, Switzerland/Germany
Documentation by Michel Balague of a art/sex ritual/performance of the same title which just happened at De Pury in Zurich. “My Path to Heaven; Are you Blind, Bastard?”
As Doors Open Into Space
Peter Christopherson/The Threshold Houseboys Choir
2003-2006, Thailand
Documentation of the GinJae Festival, where a series of rituals are performed in which the participants (all young males, mostly tattooed tearaways or troublemakers) were in trance or possessed states, induced into such by their leader or “Holy Man.” In such states, the boys seemed not to feel pain. “We all get the gods we deserve.
Veneration X
Daniel McKernan & Richie Rennt
2007, USA
An homage & attempt to reach each other. Ghost-like images of the two of us fade in & out of static & seem to always just miss each other. Set to Black Sun Productions’ “Veneration X.” Sing me that love song again.
Uncle Billy
Black Sun Productions (Massimo & Pierce)
2007, Switzerland
A tribute to William S. Burroughs. Filmed in Barcelona in February 2007. In collaboration with Lukas Beyeler & Carlotta Steinemann. Featuring Ennio Nobili and Othon Mataragas (of Current 93).
Ordeal by Roses
Lee Adams
2003, UK
Inspired by one of Eikoh Hosoe’s photographs of Yukio Mishima, who in 1970 committed ritual suicide by disembowelment. “Hell has degrees, so does love, and I reached its lowest circle and its heights.” — Jean Genet.
S/HE IS HER/E
Morrison Edley/Edward O’Dowd
2007, USA
The drummer of Psychic TV/PTV3 gives an amusing personal look at Genesis Breyer P-Orridge.
Pantelia
Micki Pellerano
2006, USA, video, 10 min.
An examination of the mystical and erotic significance of the number ten.
Ecstatic (from Self-Obliteration)
Ron Athey
2007, UK
A stand-alone performance of Ron’s which starts out somewhat absurd & campy and soon twists into an intense, bloody & compelling work.
The Pandrogeny Manifesto
dionysos andronis and aldo lee
2006, USA / France
Genesis Breyer P-Orridge and Lady Jaye Breyer P-Orridge explore the “third mind” as in Antony Balch’s 1950’s film, Bill & Tony, using the cut-up to reject the cultural and biological anathema of fixed and fictional identity and gender. By using cosmetic surgery, body language and art they are becoming two parts of one new “third being”: the pandrogyne.
for more information thehorsehospital.com
Avec le troisième dvd édité par la société québécoise importante et très originale « Cinéma Abattoir», le monde du cinéma de transgression sera encore une fois accompli. Le troisième dvd « à rebours » est une compilation parfaite de courts métrages récents subversifs et cette fois un peu plus tournés vers l’occultisme, grâce à la direction éditoriale de Pierre-Luc Vaillancourt.
La compilation commence avec « Washing Machine » de CA CA CA, le co-réalisateur de notre dernier film « By any old light ». Vous pouvez lire une critique plus ancienne que nous avions écrit sur un autre film plus ancien du même cinéaste, publiée sur le kagablog du 24 juillet 2008. La musique composée par le cinéaste lui-même est signée MOM, un autre pseudonyme à lui. Pendant 5 minutes en noir et blanc nous voyons une jeune femme battue, puis lavée à la machine. Ça peut apparaitre un peu misogyne mais la photo poétique et la direction sophistiquée nous confirme que dans l’art tout est permis afin de renverser la vision banale du « comme il faut ». C’est le début seulement d’une initiation artistique radicale et sans « morale ».
« Sacré Cœur de Satan » de Serge de Cotret a été réalisé en 2008 et c’est le deuxième film que nous avons retenu. Le réalisateur du très remarqué « Theocordis », édité en dvd sur la deuxième compilation « Incarnation » du «Cinéma Abattoir » l’année dernière, cette fois devient le chantre d’une spiritualité essentielle et en rupture totale avec la religion. Une jeune femme avale le crucifix et se masturbe avec ce dernier dans une volonté de désacraliser la religion et nous livrer un avertissement sur l’aspect totalitaire et les dangers émanant de toutes les religions, la chrétienne étant seulement un exemple parmi tant d’autres. L’image d’Adolf Hitler fait son apparition régulièrement et une inscription à la fin nous dit comme conclusion amère « Adolf est ton ami », une variation du slogan chrétien « Jésus est ton ami ».
« Passage » de Karl Lemieux est l’histoire d’une évasion qui n’a pas abouti. Deux couples hétérosexuels vont en voiture à la campagne. Ils restent quelque part dans une pièce la nuit en dansant ensemble tous les quatre. Pendant la nuit la deuxième jeune femme sort dans le noir et seule, à la forêt. Elle court. Le lendemain tous les quatre se mettent en voiture et retournent chez eux. Nous avons l’impression au début du film que quelque chose d’imprévu et beau arrivera à la fin des 15 minutes du film mais on sera malheureusement déçus. Nous pouvons essayer de trouver des interprétations plus occultistes à cette histoire inachevée, puisque tout ce qui est caché, donc « occulte », a son charme. Ce film aussi est en noir et blanc.
Les deux films anciens de la compilation sont deux chefs d’œuvres, deux monuments du cinéma alternatif. Nous avons déjà écrit plusieurs textes sur « Dead Man 2 » de Kaganof que vous pouvez lire sur la section spéciale du kagablog. Nous voulons seulement ajouter que ce chef d’œuvre est édité pour la quatrième fois en vidéo. La première c’était avec la société hollandaise « Marginal Video », la deuxième avec l’allemande « J.B. Video », la troisième pour la française « Etrange DVD thèque » et maintenant pour cette société importante canadienne. Un autre film encore plus ancien fait partie de la sélection. Il s’agit de « Satan bouche un coin » de Jean-Pierre Bouyxou. La musique originale composée par Anton LaVey, le fondateur de l’Eglise du Satanisme, n’est pas choisie au hasard.
« Hymn to Pan » est un autre film important, réalisé en 2007. Pendant cinq minutes nous voyons une chorégraphie étrange où une jeune femme est dans le rôle de Pan, le Dieu ancien grec. Sur une musique de soupirs spirituels elle danse avec un brio mystique, mais remarquable, une danse également mystique. François Miron est son réalisateur et il est sûrement avec Kaganof le plus fidèle du cinéma underground parmi les jeunes cinéastes de cette compilation, puisque tous les deux ont commencé à filmer dans les années 80.
écrit par Dionysos Andronis
“Le succès consiste au fait d’avoir du succès
Pas d’avoir le potentiel du succès”
traduction de dionysos andronis