first published here: http://www.crossdressers.com/forums/showthread.php?159912-You%92ve-heard-of-androgyny-but-what-about-PANdrogyny
May 16, 2012
May 7, 2012
Une vision choquante
J’ai marché en tenant mon ennemi
Quand j’ai regardé en bas
ma main droite
tenait
la gauche
aryan kaganof
Traduit par Dionysos Andronis
April 26, 2012
« Zoo City » un roman de Lauren Beukes

Éditions « Eclipse », Paris, 2011
Ce deuxième roman de la sud-africaine Lauren Beukes est un bon roman fantastique puisque l’histoire se déroule dans le proche avenir. Il a été édité en Afrique du Sud en 2010 mais la fiction avance un peu, à partir de la page 39 et à travers les articles dans les journaux, et un premier indice serait l’année 2011. Donc c’est un roman qui se déroule au proche avenir. Nous avons déjà écrit un article sur un film réalisé par la romancière (voir le Kagablog du 03 avril 2012).
La narratrice principale Zinzi December est une jeune délinquante noire qui accepte d’aider deux détectives privés de retrouver la chanteuse disparue Songweza Radebe du groupe iJusi. C’est son producteur Odysseus Huron qui la cherche depuis quelques jours. Zinzi December est dotée d’un « mashavi » (talent surnaturel) et elle sera suivie tout au long de ses recherches par une chienne infirme mais très intelligente accrochée sur son dos, la surnommée Paresseux (pseudo masculin). « Elle s’est battue avec un autre animal et n’en est pas sortie vainqueur » (op.cit., page 88).
Le roman passe à coté de la corruption de Johannesburg à travers les aventures de Zinzi. Les mises en abimes des faits divers nous aide à mieux saisir le fil de l’histoire, une histoire enrichie parallèlement par les retours au passé des pays voisins de l’Afrique du Sud, comme le Congo ou le Zimbabwe. Une anticipation poétique et pleine d’humour nous décrit: «281 alligators. 342 alligators. 719 alligators. 953 alligators » (op.cit., page 185).
La première partie du roman est plus longue que la deuxième et cela pour des raisons de suspense. Songweza sera retrouvée à la fin de cette première partie (page 236) en santé psychologique fragile. Elle a cherché à s’eloigner de son producteur oppressif et elle a trouvé refuge avec son ami dans le gratte-ciel High Point du centre ville, un endroit devenu mal fameux à cause des dealers qui l’entourent. Mais cette fin sera heureuse ou pas ?
Le fantastique connaitra son apogée dans la deuxième partie quand deux meurtres seront signalés. Un « transsexuel tapineur » (op.cit. page 283) sera tué et la vielle Madame Luditsky qui a été vue la première fois à la page 33 (au début). La dernière était ancienne cliente des détectives privés qui travaillaient sur la disparition de Songweza Radebe. Ces nouveaux meurtres seront attribués au début au don surnaturel de Zinzi cette fois et ils seront qualifiés comme « muti » (magiques). Peu de temps après Songweza disparait de nouveau et l’accusée Zinzi prend seule l’initiative de la retrouver. Un lac avec de crocodiles sera le pont culminant de l’histoire et l’endroit où seront dévorés les trois protagonistes : Zinzi December, Odysseus Huron et Songweza Radebe. Car le producteur d’origine grecque Odysseus Huron était un escroc notoire : « …ne cultivait les jeunes talents que pour mieux les faucher » (op.cit. page 329).
En attendant l’adaptation cinématographique de ce roman qui est en cours nous tenons à vous rappeler que son premier éditeur sud-africain était Jacana, le même pour « Uselessly » de Aryan Kaganof (voir notre Kagablog du 26-03-2007).
Écrit par Dionysos Andronis
April 24, 2012
Four video-clips by the French group NOUVELLE VAGUE directed by Aryan Kaganof
Between 2005 and 2006 Aryan Kaganof produced four video-clips with the famous French group NOUVELLE VAGUE. Their most recent concert in Paris to date was on the 25-04-07 at the Grand Rex, one of the capital’s largest concert venues. During these two years the group successfully brought out four cover versions of English or American tracks.
In order to show you the telepathy between Kaganof and ourselves, we’re going to quote our comments from KagaBlog from 14-08-06, where we referred to the song “Bela Lugosi is Dead” by Bauhaus, concluding that the latter is not dead. At the same time, without knowing, Kaganof was filming the video-clip “Helgé Janssen. Undead” with a remake of the same song by Nouvelle Vague this time. Helgé Janssen is a South African dancer and writer who has already published a novel with the publishing house directed by Kaganof. He dances half-naked in the video of Bauhaus’ song covered by Nouvelle Vague. With great talent for four minutes he emphasises the metaphorical aspect of the song, reminding us that Lugosi was a defender of counter-culture in his time, and Kaganof wants to emphasise the fact that this counter-culture is not dead today, but revived by extraordinary people such as Helgé Janssen and Kaganof himself!
“Too Drunk to Fuck” is the Nouvelle Vague’s cover of an old track by the Dead Kennedys. Kaganof puts the song’s context into a new problematic. Through the real images of an adolescent Catherine Henegan playing with her friends, he is trying to underline the naïve side of the lyrics with a touch of discreet humour. The Super8 images of family scenes are full of charm and grace, a grace lost with time, but seen again from an angle that is sexist and nostalgic-lyrical: that of the lines of the song and that of the producer, who manages to blend the contradictory elements.
“Fade to glass” is the remake of Visage’s old song “Fade to Grey”. Kaganof presents two dancers on two screens, interpreting a choreography directed by Ysabelle Evers. The producer’s editing is full of rhythmic interactions between intersecting and superimposed images. With the technical term of the title, the producer highlights a home-made technique where the special effects are used only for their poetic value, not for their effect of illusion, as is done in commercial cinema.
“Venus Emerging” is the title of the fourth video, but not the fourth song. It’s a remake of the Special’s “Friday Night” in which we see, above all, the impressive sub-marine images of a beautiful young diver in slow motion. She is diving gracefully and the camera observes the carnal aspect of her beautiful athletic body.
These four video clips produced by Aryan Kaganof are fairly simple as concepts and productions, but very liturgical and effective as artistic events – they are liturgical for it is a special mass that they are celebrating, that of youth, charm, music and love. They are effective because these films highlight the essential values of cinema – the rhythm and vibration of life, colour, dance, art, youth and love.
dionysos andronis
April 22, 2012
CHER DIONYSOS
On ne peut pas revivre le passé
c’est vrai
même l’inconscient ou l’éternel retour
et TOI es-tu l’ancêtre du Christ, Dionysos, buvez mon sang, mangez ma chair
anthropophages avec les boudins de Journiac collectif de messe
Pip Pip au secours
lâche, ? moi? oh la grappe !
mon vin , mon pain sur la maladie , quel phylloxera
Docteurs , Ulema
Vous votez Afghans ?
avec ou sans Buddha
ou bien entre Oslo et Toulouse
vous êtes tombée dans l’escalier Eva
le seul vote” Continental”
fermé
Jean-Jacques Attila
April 13, 2012
dionysos andronis on sms sugar man
April 3, 2012
Miss Gay Western Cape un film de Lauren Beukes
La journaliste et écrivain Lauren Beukes a filmé ce concours en 2011 pour donner une image « positive » au phénomène travesti de son pays. Nous avons vu son film sur la chaîne « Pink.tv » lors de sa deuxième diffusion le 2 avril 2012. Même si le point de départ du film nous paraît un peu superficiel, comme tous les concours de beauté à travers le monde, ce film est frais et ne laisse pas indifférent le spectateur exigeant. C’est un film joyeux et bien réalisé, avec un rythme palpitant qui nous amuse. Ce n’est pas seulement un film de divertissement mais aussi de réflexion sociale puisque ces travestis viennent des milieux différents et exercent des métiers différents aussi. Nous avons été surpris de voir un mécanicien de voitures également travesti pour ce concours.
Les pseudonymes choisis sont drôles. Un travesti a choisi de parodier le nom d’un célèbre écrivain brésilien pour parodier son origine.
Mais nous avons quand même ressenti de la peine pour la communauté homosexuelle qui vit partout dans un impasse de stéréotypes et d’absence d’imagination. La cinéaste a bien essayé de souligner le contraste entre l’univers des travelos et celui des gangsters qui sont basés dans un quartier proche à celui du concours. Le titre original est « Glitterboys and Ganglands » que nous traduisons librement « Garçons éclatants et terres de criminels ».
Le film de Lauren Beukes est un bon divertissement même si parfois un peu naïf mais dans les règles du grand spectacle. Nous allons essayer de lire ses romans comme « Zoo Story » (qui est traduit en français) pour comparer ses talents de cinéaste et de romancière. Nous avons aussi aimé une photo de famille de Lauren Beukes à coté de Abraxas Caelan Kaganof publiée sur le Kagablog.
Écrit par Dionysos Andronis
March 19, 2012
March 10, 2012
China Girl » (2012) de CA CA CA
Ce nouveau court métrage de CA CA CA est un film de « found footage » (bandes filmiques recyclées) de 17 minutes. Nous tenons à vous rappeler que CA CA CA était le coréalisateur de nos deux derniers films et que nous avons aussi écrit deux articles sur deux de ses films précédents qu’il a réalisé seul : « Washing Machine » (voir notre Kagablog du 21-05-09) et « Exercice en érotisme » (voir notre Kagablog du 24-07-08).
Avec ce nouveau film il met en avant les portraits des jeunes chinoises, des portraits qui reviennent constamment au bout d’amorces blanches (des « chutes » au langage technique) récupérées par les poubelles des laboratoires cinématographiques.
Il nous a présenté brièvement son film lui-même ainsi : « Le film a été fait à partir de boutures de films que j’ai accumulé alors que j’étais projectionniste à l’Office national du film du Canada. Il s’agit de débuts et de fin de films qui mettent en rapport le travail anonyme des techniciens de l’industrie du cinéma avec le hasard de la chimie et les diagrammes de mise au foyer etc. La CHINA GIRL est le nom donné aux portraits de femmes qui apparaissent au début des bobines afin que le technicien puisse faire sa mise au point et balancer des couleurs… » (d’une lettre manuscrite). Donc ce titre n’a aucun rapport avec la chanson célèbre des Iggy Pop et David Bowie mais le musicien rock CA CA CA voulait sûrement tromper les spectateurs avec ce titre.
Les filles chinoises apparaissent calmes et sereines devant l’objectif « recyclé » de KKK (nous préférons l’appeler comme ça pour faire référence aux connotations phoniques de son pseudonyme) mais est-il ainsi ? Puisque nous savons très bien que KKK est occultiste, nous allons utiliser maintenant quatre phrases du grand spécialiste du paganisme Alain De Benoist : «La société des dieux est organisé sur le modèle de la société des hommes….Dans l’Olympe ou au Valhalla les dieux exercent un rôle social fonctionnel qui a son équivalent dans la cité des hommes….Les dieux manifestent eux-mêmes les caractères des hommes….Les dieux enfin sont mortels. Lors de la fin du cycle ils disparaîtront » (in « Comment peut-on être païen aujourd’hui? », éditions Albin Michel, Paris, 1981, pp.212-213).
Alors, au bout des 17 minutes le portrait serein et émotionnel (pour ne pas dire surnaturel) des jeunes chinoises disparaîtra et cédera sa place au désordre non-figuratif des « chutes« (littéralement et métaphoriquement).
KKK avait aussi publié un entretien psychédélique avec notre grand ami et rédacteur Peter Whitehead au dernier numéro de sa revue « Sept Âmes », un titre significatif pour ses recherches occultistes (voir le Kagablog de Peter Whitehead du 04 mars 2010).
Si vous voulez voir le nouveau film de KKK :
Écrit par Dionysos Andronis
March 7, 2012
la langue maternelle
je refléchis
entre l’univers de mes expériences
et l’univers de mes rêves
mais l’anglais est la langue du commerce
et je n’ai pas de langue maternelle
Aryan Kaganof (traduit par Dionysos Andronis)
February 16, 2012
r.i.p. Marcel Mazé
Dear all,
We are particularly sad to let you know that Collectif Jeune Cinéma’s founder and honorary president, Marcel Mazé, passed away during the night of February 13th.
We will pay a tribute to his involvement in experimental and different cinema on March 15th at La Clef Cinema in Paris.
The 40 years of his CJC were celebrated in many institutions last year like the Centre Pompidou in Paris) or the TIFF (in Thessaloniki). The Kagablog each time was informing you about the birthday screenings.
February 14, 2012
breyer p-orridge – i’m immortality
BREYER P-ORRIDGE
I’m Mortality
February 17 – March 25, 2012
RECEPTION:
Friday, February 17, 6-8pm
INVISIBLE-EXPORTS is pleased to present I’m Mortality, the second solo exhibition at the gallery of new works by BREYER P-ORRIDGE.
Genesis BREYER P-ORRIDGE is one of the most rigorous and relentless agents of the postwar Anglo-American vanguard, interrogating the meaning and substance of identity in a peerless half-century program of willful reincarnation and shape-shifting. Embracing the body as not simply the vessel but the site of the avant-garde impulse, BREYER P-ORRIDGE has reinvented and reintroduced herself again and again—as Fluxus pioneer, groundbreaking performance artist, inventor of industrial music, “wrecker of civilization,” and, most recently, as pandrogyne, in a romantic project of identity and gender merging with her now-late wife, Lady Jaye. In her new body of work, conceived to be a kind of “inter-dimensional” collaboration between the material and the immaterial world, BREYER P-ORRIDGE probes the limits of each of those enterprises, drawing on the consonant and indigenous traditions of shape-shifting and reincarnation encountered during recent trips to Nepal: a practice born at an intersection of Mortality and Immortality as experienced as biology and as consciousness.
Genesis BREYER P-ORRIDGE (born in Manchester, England in 1950) was a member of the Kinetic action group Exploding Galaxy/Transmedia Exploration from 1969-1970. S/he conceived of and founded the seminal British performance art group Coum Transmissions in 1969. Her work has been exhibited at The Tate Britain, the ICA London, The Serpentine Gallery, London, the ICA Philadelphia, the Musee D’Art Moderne, Paris among many others. Her complete archives are part of the Tate’s permanent collection. Lady Jaye BREYER P-ORRIDGE (born in Brooklyn, New York in 1969) was a practicing nurse, dominatrix and vital member of the East Village performance scene of pre-millennial New York.
“We view Breyer P-Orridge as a separate person who is both of us, Neither of us take credit for the work, the work is a melding of both of our ideas which we would not have had singly. Both of us are in all of our art. That third being, Breyer P-Orridge, is always present.” —LADY JAYE, 2003
February 10, 2012
L’art essentiel de Georges Briche
Georges Briche est un artiste-peintre important né en 1973. Son art est essentiel puisqu’il est inspiré par les contes, les légendes et les symboles qui ont marqué notre enfance. Il habite à Croth, un beau village de Normandie, et il collabore de loin avec la très ancienne « Librairie du Savoir » , une librairie nationaliste, et son complément « Le Club du Livre National ». C’est lui-même qui nous a envoyé ses tableaux en documents attachés. Sur internet par contre nous pouvons lire sa Maîtrise universitaire « Les influences Celtiques dans l’Art du Haut Moyen Age ».
Le Club du Livre National est une première preuve de la richesse de sa culture. L’ « anarchiste » Charles-Auguste Bontemps fait partie des auteurs commercialisés, un auteur difficile à trouver dans les bibliothèques municipales. Seulement quatre livres à lui sont disponibles auprès de ces bibliothèques et ils ne sont pas consultables sur place mais en commande de la Réserve Centrale, une commande qui peut prendre plusieurs jours.
Nous allons mentionner maintenant un paragraphe de sa Maîtrise puisque le triskèle breton est le symbole favori de l’artiste américain Steven Johnson Leyba, le sujet de notre dernier film « Ghost Dance ». Ce symbole est à la couverture du livre « Coyotel Way » de ce dernier.
« Outre l’entrelacs et les figures zoomorphiques, l’art nordique utilise avec profusion le type favori de l’ornementation celtique pré-chrétienne, celui des spirales de l’époque de la Tène (500/50 av. J.C.).
La plupart de ces spirales se présentent sous forme de frises de ” S ” et de triskèles ou de décors végétaux composés de feuilles posées de manière antithétique. On retrouve ici la permanence des formes courbes, la liberté du mouvement, l’abstraction au service de la spontanéité » (op.cit., ouvrage universitaire de Georges Briche en ligne).
Ce complément esthétique décrit dans la phrase ci-dessus n’est pas pour autant contraire à son inspiration par de contes ou légendes archaïques. Ainsi « Saint Georges et le Dragon » côtoie « Jacques et l’Haricot Magique » dont l’origine lointaine serait notre Esope (voir notre « Lampe à huile« ). Les Vikings et Groenland côtoient l’illustrateur anglais moderne Roger Dean. Pourtant la palette de Georges Briche n’a rien de l’esthétique de consommation du cinéma américain. Le blockbuster récent « Avatar » a utilisé les maquettes de Dean d’une manière superficielle. Tous ces thèmes et noms classiques sont repris sous la palette forte en émotion de Georges Briche, parfois en couleurs et parfois en dessins noirs et blancs. Le groupe identitaire Irminsul a utilisé un tableau de Briche pour son premier album homonyme de 1995.
Une originalité frappante chez Briche se trouverait dans son tableau « Saint Georges et le diable » où notre Saint est accompagné par une femme devant la Bête. Dans la plupart des tableaux du même thème Saint Georges est seul. Pourquoi cette nouvelle version ? Nous allons essayer d’y donner une réponse personnelle. La femme incarne chez les chrétiens le début (la naissance humaine) et la fin (le fruit défendu). Georges Briche avec sa série d’œuvres médiévales aimerait suggérer la même chose que Savitri Devi a dit dans les années 40 :
« Cela nous conforte dans notre croyance que dans l’immémoriale théorie cyclique de l’Histoire, illustrée par les anciens mythes, les religions naturelles (notamment les hébreux et leur disciple le christianisme) aient volé l’archetype symbolique qu’est le Jardin d’Eden (la perfection à l’origine des temps) » (repris dans « Apocalypse Culture » sous la direction de Adam Parfrey, éditions Camion Noir, 2009, page 51). A ajouter aussi que Georges Briche a fait une variation d’Adam et Eve dans le Jardin d’Eden.
Une célèbre chanson folklorique bretonne reproduite en ligne sur son site peut servir de conclusion :
” peuples de ce monde, croyez le tous résistez et vivez,
chacun de vous, mes amis, est riche comme l’Amérique
et plus fort que l’Ours de Sibérie si vous libérez votre esprit ”
Écrit par Dionysos Andronis
January 26, 2012
dionysos andronis on the murder of theo angelopoulous
DEAR KAGABLOG READERS,
THEO ANGELOPOULOS WAS MURDERED TODAY WEDNESDAY 25th, 2012 IN ATHENS. IT WAS NOT AN ACCIDENT !
I WANT TO REMIND YOU SOME WORDS I WROTE ABOUT HIM AND KAGANOF IN 2003 (9 years ago) INSTEAD OF ONE MORE NECROLOGY.
“Le cinéaste sud-africain Ian Kerkhof – Aryan Kaganof est le meilleur représentant de la contre-culture cinématographique d’aujourd’hui. Il est le géant du cinéma nouveau. Si ses films n’ont pas été encore projetés à Cannes, c’est parce qu’ils n’ont rien à voir avec l’auteurisme arriéré et presque nécrophile des cinéastes médiocres comme Angelopoulos”.
FIRST APPEARED HERE IN 2003 : http://www.cineastes.net/textes/andronis-kerkhof2.html
DIONYSOS ANDRONIS
January 22, 2012
Abraxas sur Dieu
Nicola bavarde avec Braxi qui dit : « il me semble que Dieu change le temps »
Nicola demande « qui t’a parlé de Dieu? »
Braxi répond « le film dormant du pois de senteur »
Nicola demande «alors c’est quoi Dieu? »
Braxi dit : « Dieu est l’intérieur du cœur et l’extérieur du coeur ».
Aryan Kaganof (traduit par Dionysos Andronis)
January 15, 2012
Le Musée Adzak aujourd’hui
Même si nous habitons à Paris depuis longtemps, c’est seulement récemment que nous avons finalement pris la décision de visiter le très beau Musée Adzak. C’est un Musée situé près de chez nous, au 3 rue Jonquoy du 14e arrondissement. Il est réputé comme « le seul musée à Paris construit par un artiste britannique » (noté ainsi sur la plaquette d‘introduction). Roy Wright (1927-1987) était un artiste britannique intéressé aussi à l’Art Brut («outsider art » en anglais) et il est devenu célèbre dans le monde de l’art moderne et contemporain avec le pseudonyme Adzak. Les vingt cinq dernières années de sa vie il habitait à Paris et c’est ici qu’il décidé de créer son Atelier devenu Musée après sa mort.
La directrice du Musée Margaret Crowther nous a guidée avec un soin particulier à la collection du défunt, une collection enrichie aujourd’hui par son neveu Nicholas Wright (né en 1956 à Birmingham). Nicholas Wright est surtout un sculpteur et il crée de variations surréalistes de poulets en céramique. Son nom était mémorisé par nous lors d’une « Journée Portes Ouvertes » qui est une importante manifestation culturelle de la Mairie de Paris. Il était marqué sur le catalogue de cette Journée, une journée qui consiste à amener les amateurs d’art en rapport avec les créateurs.
Avant d’écrire une présentation brève de la collection, j’aimerais vous rappeler aussi que Adzak avait fait la pochette du disque « Emotional Rescue » des Rolling Stones en 1980 en utilisant la technique de « l’objet négatif » et cette technique consiste à « des objets qui donnent des impressions sur le facteur temps, sur le changement d’éclairage et les effets d’optique« (op.cit. sur la plaquette d’introduction). Mais Adzak était aussi influencé par Yves Klein, un artiste du 14e arrondissement qui s’est suicidé en 1962, l’année de l’installation définitive du premier. Klein travaillait sur les empreintes corporelles et Adzak a prolongé cette recherche avec « l’homme anthropométrique », une nouvelle notion après le suicide de Klein consistant à « des explorations diverses de toute la face externe du corps grâce aux techniques médicales les plus sophistiquées » (op.cit.).
Il y a à Amsterdam un Musée COBRA dédié au groupe homonyme. A Paris nous pouvons admirer aussi quelques peintures de Corneille (né Cornelius Van Beverloo et mort en 2010) sur les murs du Musée Adzak. Il était passionné avec la peinture des oiseaux et la strophe d’un poème à lui peut servir d’exemple:
« La toile du peintre est une peau vivante, un tissu sensible, une peau de femme. Femme-toile sur laquelle il peint les oiseaux de son désir »
(in « Cobra Poésie« , une anthologie de Jean-Clarence Lambert, éditions La Différence, 1992, p.74).
La dernière femme de Karel Appel ne faisait pas partie du groupe en question mais sur les murs du Musée nous pouvons également admirer ses tableaux. Elle s’appelait Tony Sluyter et sa palette pourrait faire partie des Artistes Bruts qui ont succédé ceux de COBRA.
La camerounaise Manuela Di Koumé appartient plutôt à une nouvelle génération de Naïfs africains. Très lyrique et folklorique, sa palette n’était pas pourtant en contradiction avec la thématique urbaine de la collection.
Une phrase du critique belge Marcel Paquet sur Corneille pourrait aussi illustrer l’univers du plasticien espagnol Jordi Vilarrubla (voir la photo ci-dessus),résidant dans le Musée : « la matière de la nature et celle de notre corps c’est tout un et c’est cette unité de la natura naturans que selon nous Corneille ne cesse de chanter » (in « Corneille » éditions La Différence 1989, p.17).
Malgré l’absence de subventions de la part de la Mairie, Margaret Crowther continue à défendre les Artistes Insolites aujourd’hui comme l’avait souhaité Adzak de son vivant. Félicitations aux curateurs indépendants comme elle.
Écrit par Dionysos Andronis
January 5, 2012
« Carpet of Memory » alias « Michael Blake Circumscribing himself » (2011)
This new 8-minute film from Aryan Kaganof proves yet again that his admiration for modern art is not limited to the work of Paul Klee but also to its contemporary continuation in scores by Michael Blake, the great South African composer who has set Klee’s painting “Carpet of Memory” to music, thus demonstrating that avant-garde lives on! Michael Blake is a fan of Kaganof’s films. We have already presented the film they made together, “The Spider’s Stratagem”, selected by Mark Goodall for the Bradford International Film Festival.
This time it the film is not based on a writer (Martin Heidegger in the earlier film), but a great painter who was extremely original for his time. Michael Blake’s compositions have inherited a tension and crescendo that would not be out of place in Paul Klee’s cubist paintings. In this short film directed by Kaganof as a homage (firstly to Michael Blake and secondly to Paul Klee), the Canadian trio Fibonaccio performs the compositions as the composer confides to the camera: “The piece has a key-signature of 3 flats, changing to 2 flats and finally to 1 flat….These harmonic areas which are just chords in fact are articulated with tremolos in the piano and broken chords in the cello, while the violin – perhaps representing Klee himself (artist as violinist) – explores some of the lessons found in his Pedagogical Sketchbook” (kagablog, 26th July 2011). Hence the film’s title “Circumscribing Himself”, informing us that Blake, like all great artists ahead of their time, traces his significant path in a solitary way, but nevertheless, by climbing the ladder.
The architecture of forms is the real subject of the original painting. The contemporary composition focuses more on the architecture of sounds and musical blind alleys; Klee’s original drawing (see picture) is crucial to understanding his “no exit” inner visions that go round in circles like a spiral.
An extraordinary formal proposition of this homage is the backlighting on the composer’s hands during his performances. This emphasises the fact that avant-garde artists reflect light with their works after their work is done. This was true of Klee and is even more so for Blake, increasing highly-acclaimed today.
Written by Dionysos Andronis, translated by Lucy Lyall Grant
December 29, 2011
Four films shot during the 2011 Cape Town International Jazz Festival 2011.
The latest Cape Town International Jazz Festival was held in March 2011. The newspaper the Mail and Guardian commissioned Aryan Kaganof to film the concerts, and his edited versions are now online on the paper’s website.
Kaganof has always been into all forms of rock music and has already made a number of video clips and underground films “bathed” in rock music as well as several rockumentaries (this word has been around for a long time). This time the commission was for the 2011 Cape Town International Jazz Festival at which countless famous musicians played.
First, let’s take a look at the South African musicians. The group Flames has been around since 1963, but Blondie Chaplin did not join until 1967, replacing Baby Duval (despite his female pseudonym, Blondie is a man). During the press conference, he was with another member of the group, Steve Fataar. No longer particularly young, they have nevertheless retained their youthful grace and spontaneous nature. We do not see them on stage in Kaganof’s film but we can imagine that their score was gentle by the metaphorical shot of a man dancing alone, his back to the camera. The room is almost empty as it is just after the conference, and Simphiwe Dana, another South African singer, talks before going on stage.
The extremely well-known American musician Wayne Shorter used to be a member of Miles Davis’ quintet when he began his career before joining the group Weather Report. At this festival, he was performing solo. He told journalists: “this disconnection is the connection“/”tragedy is temporary but the constant is something that transcends tragedy” “checking out the future” but what most stuck in our minds were the improvised words” you have to convert [the devil]… you have to make demons and devils your allies”
Cindy Blackman is another American and she loves the drums, an instrument usually played by men which is why the words of her compatriot Esperanza Spalding are apt here: ”well, this is going to sound strange, but music doesn’t come from your sexual organs […] If you let a male dominate your relationship to it [music], then it becomes male-dominated.” Blackman has been playing with Lenny Kravitz since 1993. Her words are intentionally drowned out by the score and the percussion – it is not for technical reasons that her words have been recorded in this way. We cannot really understand what she is saying but one explanation for this is that the musician’s art should be at the forefront rather than any statements he or she makes to journalists.
Esperanza Spalding must be the youngest musician, filmed here for 15 minutes. Her performance is very gentle and the stills followed by rapid images makes us think about the evolving dimension of her art, as shown by her words quoted above. On December 12th 2009 she sang for President Obama at the City Hall in Oslo, Norway, before singing at the Nobel Prize ceremony the next day. Aryan Kaganof, on the other hand, like all the major intellectuals, has always been against the “Obama lie”, publishing eloquent texts on his blog. Even Alex Jones’ film “The Obama Disappointment” (which has been on the same KagaBlog for years) is proof of that – but this also proves that Kaganof’s talent can be used to support all young, evolving artists as they develop.
Aryan Kaganof’s rock documentaries have always been widely broadcast – e.g. “Techno, space and flow” shown on the national Dutch TV channel VPRO and “Sharp, sharp” broadcast by the South African national channel SABC. Here, the newspaper Mail and Guardian has chosen to give us a poetic and radical note from its repertoire of commissions.
Written by Dionysos Andronis, translated by Lucy Lyall Grant
December 22, 2011
alles goed?
On an old diptych
Aryan Kaganof’s two films “Alles Goed?” and “I am an African” can be seen as a diptych, which is why we have given the article this title. “Alles Goed” means “All is well” in Dutch. The film was begun in 1998 when Kaganof was still living in the Netherlands. It lasts twenty minutes, and the editing was completed in 2002. The young people in an Amsterdam bar seem nervous. The images are tense and the camera moves. Outside, high-pitched shouts of disapproval ring out. Police officers violently jostle and search the clients as they leave the bar. A genuinely surrealist scene appears during the eighth minute. Motorbikes appear, their drivers bathed in an aura of light – they look like saints on bikes!
Kaganof wrote us about this film “ it predicted the wave of extreme right wing sentiment that has
now enveloped holland. i made that film in 98 and it was about ten years afterwards that all
those predictions manifested in the mainstream dutch society » (from a personal letter dated January 20th, 2011).
In the middle of the film, a long indoor scene very spontaneously shows the discussions of a group of four young Dutch men who “are having a hyperrealist political discussion about the hatred of foreigners. It is performed in an ironic way; funny but extremely serious”.
They begin to dance the tango together after they have voiced their opinions. In Pasolini’s masterpiece “Salo”, two young fascists start dancing together in the forefront of the scene of massacres.
We also chose to film boys dancing the tango two years after Kaganof, in 2000, for our film “Tango to a Poem”, in a completely different context. We already knew about the subject of “Alles Goed” but in the end we improvised on a primitive, silent film by Thomas Edison.
In parallel, the riot police continue to search the premises, and at the end of the film, a report in French presents Queen Beatrix on a walkabout and sailing her yacht. Two worlds, diametrically opposed? There is no specific literal message. As always, in this film, Kaganof plays with social and political ambiguities by using metaphorical shots in a far from realistic depiction, like the scene with the bikers.
In 1999, the year after shooting this film, Kaganof returned to South Africa. Four years later, in 2003, he gives us an indirect reply to the preoccupations of the four Dutch boys, with the meaningful title “I am an African”. He is fully-integrated in the post-apartheid reality of his native South Africa. A young black dancer dances intensely to the sound of improvised drumming. His body is flexible and the rhythm dynamic. The superimposed refrain repeats “I am an African and my mother tongue is rhythm”.
Written by Dionysos Andronis, translated by Lucy Lyall Grant
December 20, 2011
“Portrait of a Lady – Dirty Slut”
A video by Aryan Kaganof
This 4-minute video made by Aryan Kaganof in 2007 is a film full of hope and optimism in a present dominated by crisis and despair – and not only in South Africa. Sarah Jane Mary Hills is the singer of the talented group Sunways, a group that transcended its country’s borders and gave concerts abroad. Hills has been friends with Kaganof since the 80s and their old photos together are still online on KagaBlog.
It really wasn’t for the slightly misogynist lyrics of the track “Dirty Slut” that we chose this extraordinary clip, but rather for its references recognisable to any self-respecting cinema-lover, and the 1960s, the legendary decade of underground cinema, especially the cinema of Andy Warhol (see my academic essay on his work online).
You can watch this short film on Youtube and various other sites – it refers directly to Ronald Nameth’s films about the Velvet Underground, more specifically, Warhol’s film of a close up of Nico crying alone with the eloquent title “Nico Crying”. Other variations on the same theme were to follow with different titles.
Kaganof now offers us a different version of these old Warhol films, coloured with his own personal vision, in other words through his contemporary staging. His model (rather than actress), Sarah Jane Mary Hills, is also filmed in artistic slow motion (like Nameth and Warhol in the past), in black and white. Throughout the song she is looking down as the camera moves discreetly, and it is only after four minutes that she raises her eyes and looks straight ahead. She is, then, not humiliated by the song’s misogynist lines and goes on her way in hope of a better future. My personal interpretation is that she is dreaming of the resurrection of underground cinema. Its contemporary resurrection, as imagined by Aryan Kaganof, comes a little closer to being accomplished with every day that passes.
The only pessimistic note to my article is the fact that the group Sunways has disappeared since 2007, the year this video was made.
Written by Dionysos Andronis, translated by Lucy Lyall Grant
December 12, 2011
sur une actrice que j’avais connu une fois
la partie qui doit être remplie
s’appelle le vagin
tout le reste c’est
du théâtre
traduit par Dionysos Andronis
December 5, 2011
dionysos andronis reviews carpet of memory
Michael Blake en se circonscrivant (2011)
Ce nouveau film de 8 minutes de Aryan Kaganof nous prouve encore une fois que son admiration pour l’art moderne n’est pas seulement due à l’œuvre de Paul Klee mais aussi à son prolongement contemporain à travers les partitions de Michael Blake, le grand compositeur sud-africain qui a mis en musique son tableau ancien « Tapis de mémoire » et qui nous a montré ainsi que la pérennité de l’avant-garde est aujourd’hui encore maintenue. Michael Blake est un acolyte des films de Kaganof. Nous avons déjà présenté leur film de collaboration « La stratégie de l’araignée » qui était retenu par Mark Goodall pour le Bradford International Film Festival.
Cette fois ce n’est pas un écrivain qui sert de base, comme Martin Heidegger du film ci-dessus, mais un grand peintre très original à son temps. Les compositions de Michael Blake ont hérité une tension et un crescendo qui ne sont pas très étrangers aux tableaux cubistes de Paul Klee. Dans ce court métrage réalisé par Kaganof sous forme d’Hommage premièrement à Michael Blake et deuxièmement à Paul Klee le Trio Fibonaccio, un trio canadien, interprète les compositions pendant que le compositeur nous confie devant la caméra : « La partition se compose de trois espaces puis de deux et puis d’un seul… Ces espaces sonores sont en vérité des cordes faites par des tremolos au piano et des ellipses au violoncelle pendant que le violon explore les « Esquisses pédagogiques » écrites par Klee » (traduit par nous, Kagablog du 26 juillet 2011). D’où le titre du film « en se circonscrivant ». C’est pour nous signaler que Blake, comme tous les grands artistes en avance sur leur époque, trace son chemin significatif d’une manière solitaire mais en montant à l’échelle.
L’architecture des formes est le véritable sujet du tableau original. La composition contemporaine serait plus orientée vers l’architecture des sons et des impasses musicales. Ce dessin original de Klee (voir l’image ajoutée) serait très significatif pour la compréhension de ses visions intérieures « sans issue », celles qui tournent en rond comme une spirale.
Une proposition formelle extraordinaire de cet Hommage serait l’éclairage contre-lumière sur les mains du compositeur lors de ses interprétations. C’est pour nous souligner le fait que les artistes d’avant-garde reflètent la lumière avec leurs œuvres après l’exécution de leur travail. C’était le cas de Klee et ce sera encore plus le cas de Blake, dont sa notoriété est de plus en plus grandissante aujourd‘hui.
Écrit par Dionysos Andronis
November 25, 2011
November 20, 2011
against austerity
HERE IS A PHOTO FROM YESTERDAY’S MARCH AGAINST AUSTERITY MEaSURES IN GREECE. IN THE FAR RIGHT OF THE PICTURE YOU CAN SEE MY AUNT MARY MAVRI-VAVAGIANNIS TOGETHER WITH FRANCISCO RODRIGUEZ IN FRONT OF THE UNIVERSITY OF ATHENS.
THIS PHOTO WAS ALREADY PUBLISHED IN THE GREEK NEWSPAPER “ETHNOS” (nation).







