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February 14, 2009

“Click here to unsubscribe” (2008)

Filed under: 2008 - click here to unsubscribe — ABRAXAS @ 8:17 am

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“Click here to unsubscribe”, Aryan Kaganof’s latest short film, commemorates the revolutionary values of May ’68, 40 years on. This outstanding film had its world premiere in Johannesburg on March 15th 2008, a few days after its author settled in Sweden. We were very proud to see our name in the acknowledgements at the end as we’ve always emphasised the cinematographic legacy of Guy Debord, one of this resurrection’s spiritual leaders, in Kaganof’s work. The film starts with a quotation from Debord dating back to 1956 about cinematographic cut-ups, which were also essential to our latest film. Kaganof has re-invented the cut-up technique for this film, transforming the “random” aspect of the editing into an area of reflection and synthesis.

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It’s hard to give an overall presentation and analysis of the film “Click here to unsubscribe” – above all, it’s a lesson in editing and metaphorical suggestion. After the quotation from Debord, there are images of Hitler and his ministers during a huge military parade. The famous spaceship carrying the first astronauts to walk on the moon in 1969 also appears. The astronauts and their pictures of the event recur several times during the film, always brief snapshots, like all the film’s shots. Half-naked dancers sway to the festive sounds of the era. The French police from May ’68 are beating-up demonstrators while fictional images of October 1917 are added to those of the Parisian uprising. The lively music grows slightly high-pitched and experimental and the scene is constantly changing – we’re transported from Paris to a fictitious concentration camp as real inserts of sailors from Eisenstein’s classic films appear sporadically. The film is entirely in black and white, underlining the authentic aspect of these retro cinematographic images from various famous old films. At the end of the first part the title reappears, not to change the tone, but to continue in an even more metaphorical vein, for the enigmatic title is also metaphorical.

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The second part of the film opens with “Party Girl”, the jubilant song from the 1960s, and vivacious scenes of dancing interspersed with images of the Parisian uprising of May 68, war films and scenes from documentaries of soviet military parades. There are wounded people in all of the scenes – the young people of May ’68, passers-by and soldiers. The song, however, is as cheerful and charming as it was at the beginning. Both the song and the dialectic editing with political connotations that goes with it bring to mind a classic film about the general public’s manipulation with misleading images of fashion and luxury goods – Peter Whitehead’s “Tonite Let’s All Make Love in London”, one of the earliest examples of political film-happenings arising from the anti-authority spirit of the 1960s. There’s a quotation in the film’s closing credits saying “Cinema, too, must be destroyed – Guy Debord 1959” and the voice of Lydia Lunch singing adds a musical counterpoint to other phrases written by the same author. This is a metaphorical argument suggesting that the subversive spirit of May ‘68 and Debord lives on in a more modern context in the cinema of transgression (of which Kern was the charismatic leader and Lunch the star) or even today, in the work of crucial directors - their spiritual sons - such as Kaganof.

Written by Dionysos ANDRONIS, Translated by Lucy Lyall Grant

March 25, 2008

«Cliquez ici pour vous désinscrire » (2008) de Aryan KAGANOF

Filed under: 2008 - click here to unsubscribe — ABRAXAS @ 1:33 pm

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Ce dernier court métrage de Aryan Kaganof « Click here to unsubscribe » est un film de commémoration des valeurs révolutionnaires de Mai 68, 40 ans après. Ce film extraordinaire a fait sa première mondiale à Johannesburg le 15 mars 2008, quelques jours après l’installation de son auteur en Suède. Nous avons été très fiers de lire notre nom à la fin parmi les remerciements car nous avons toujours souligné l’héritage cinématographique de Guy Debord, un des chefs spirituels de cette résurrection, chez Kaganof. Et le film commence par une citation de Debord datant de 1956 à propos du cut-up cinématographique, qui était aussi le principe de mise en scène de notre dernier film. Kaganof a réinventé le cut-up pour ce film en transformant le coté «aléatoire » du montage en champ de réflexion et de synthèse.

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Difficile à présenter globalement et à analyser, le film «Cliquez ici pour vous désinscrire » est avant tout une leçon de montage et de suggestion métaphorique. Après la citation de Debord, il y a les images de Hitler et de ses ministres lors d’un énorme défilé militaire. Le vaisseau spatial célèbre transportant les premiers astronautes qui ont marché sur la lune en 1969 fait aussi son apparition. Les mêmes astronautes et leurs prises de vue de cet événement reviendront à plusieurs reprises tout au long du film mais en instantanés courts, comme tous les plans du film d’ailleurs. Des danseuses à moitié nues se balancent aux sonorités festives de cette époque. Les policiers français de mai 68 sont en train d’assommer des manifestants tandis que des images de fiction d’octobre 1917 viennent s’ajouter à celles de cette résurrection parisienne. La musique vive devient un peu aiguë et expérimentale puisque les lieux changent constamment : on est transporté de Paris dans un camp de concentration fictif tandis que des inserts réels de matelots des films classiques d’Eisenstein font des courtes apparitions. Tout le film est en noir et blanc pour souligner le coté authentique de ces images cinématographiques retro, en provenance de plusieurs films anciens célèbres. A la fin de la première partie le titre revient, pas pour changer le ton mais pour donner une suite encore plus métaphorique puisque ce titre énigmatique l’est aussi.

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La deuxième partie du film commence avec la chanson joyeuse des années 60 «Party Girl » et des scènes de danse vive qui seront toujours entrecoupées par les images de la résurrection parisienne de mai 68, des films de guerre et des scènes documentaires des défilés militaires soviétiques. Il y a des blessés dans tous les rangs : les jeunes de mai 68, les simples passants et les soldats. La chanson pourtant reste aussi palpitante et charmante qu’au début. Cette chanson et le montage dialectique de connotation politique qui l’accompagne nous font penser à un film classique sur la manipulation du public par le biais des images trompeuses de mode et de luxe : au film «Ce soir faisons tous l’amour à Londres » de Peter Whitehead qui serait aussi un des premiers exemples de film - happening politique basé sur l’esprit contestataire des années 60. La citation sur le générique de la fin dit «Le cinéma aussi doit être détruit - Guy Debord 1959» et la voix chantée de Lydia Lunch s’ajoute en contrepoint sonore sur les autres phrases écrites du même auteur. Ce serait un argument métaphorique pour dire que l’esprit subversif de mai 68 et de Debord prend une suite moderne au cinéma de transgression (dont Kern était le leader charismatique et duquel Lunch était la vedette) ou même aujourd’hui par des cinéastes essentiels et fils spirituels de deux précédents, comme Kaganof.

Dionysos ANDRONIS

March 21, 2008

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Filed under: stephen hobbs, 2008 - click here to unsubscribe — ABRAXAS @ 12:38 pm

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world premiere at the floor party, johannesburg, 15 march 2008

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william kentridge watching “click here to unsubscribe” during the floor party

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February 25, 2008

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Filed under: 2008 - click here to unsubscribe — ABRAXAS @ 11:38 pm

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